MELLE, UNE COMMUNE OÙ LES MOBILITÉS COHABITERONT
La mobilité est un sujet au cœur du projet municipal. Elle a été un des axes principaux des travaux menés par les citoyens, les élus et le bureau d’étude au cours de l’Étude Globale de Revitalisation. Assemblées et balades citoyennes, ateliers et consultations, observations et mesures de nos pratiques nous permettent aujourd’hui de proposer une planification à long terme afin, petit à petit, d’aménager nos voies, nos rues et nos espaces publics, pour accueillir en toute sécurité toutes les formes de mobilité, pour desservir chaque quartier, chaque activité avec les voies les mieux adaptées.
Au fil de ce dossier, nous vous présentons plusieurs des schémas et plans qui seront nos références pour les 15 années qui viennent.
- Nous avons tout d’abord hiérarchisé le réseau des voies afin de mieux orienter chaque type de circulation vers les voies les plus adaptées.
- Nous avons fait le choix de réduire la vitesse à 30 km/h dans l’ensemble de l’agglomération afin de sécuriser tous les déplacements.
- Nous avons défini un schéma cyclable afin de permettre à toutes celles et ceux qui le souhaitent de choisir le vélo, qu’ils soient proches ou plus loin de leur destination.
À la suite d’une observation de nos pratiques de stationnement, nous souhaitons dans les prochains mois travailler avec vous à une meilleure rotation sur des parkings mieux répartis.
Cohabiter
La mobilité ne concerne pas indépendamment les piétons, les cyclistes ou les automobilistes. Nous savons que sur notre territoire chacun de ces moyens de déplacement est nécessaire et qu’il ne sont pas toujours le fruit d’un choix mais bien des contraintes de distance ou de capacités physiques de chacune et chacun d’entre nous.
Cette planification a pour but de permettre à tous de cohabiter en toute sécurité.
Le conseil municipal a décidé de passer toute la partie urbaine de Melle en zone 30. Cela sera effectif avant la fin de l’année. Apaisons les déplacements et favorisons la convivialité !
L’équipe municipale souhaite permettre à tous les usagers de l'espace public de se sentir bien dans notre cité. Jusqu’ici, comme presque partout, on a fait la part belle à l’automobile, le plus souvent au détriment de la qualité de vie et des autres modes de dépla- cements. Personne n’apprécie, même si elle est souvent nécessaire ou imposée, d’avoir une circulation automobile bruyante et dangereuse devant chez soi ; c’est d’ailleurs une des principales plaintes reçues en mairie !
Par ailleurs, c’est souvent la crainte du trafic motorisé qui dissuade de prendre son vélo ou d’envoyer son enfant à pied dans les rues de Melle pour aller à la piscine, chez un copain ou à l’école.
Pour les personnes qui ont des difficultés à marcher, traverser une rue fréquentée limitée à 50 est une prise de risque.
La commune dispose actuellement de nombreux passages à 30, obligatoires à chaque dos-d’âne, mais cela ne fait pas une continuité et n’incite pas à ralentir ailleurs. La municipalité préfère afficher une règle claire : « toute l’agglomération de Melle à 30 » qui sera plus facile à respecter que des changements fréquents de règles selon les rues. Seules quelques rues resteront à 50.
Le code de la route prévoit que les rues en sens unique, dans une zone 30, sont en double sens cyclable. Vous découvrirez bientôt dans ces rues les panneaux suivants :

Oui, c’est un petit effort de ne plus rouler à 50... Mais souvenons-nous qu’en sortant de notre voiture, nous devenons piéton ! Les mesures de vitesse réalisées en 2024 ont d’ailleurs montré que la vitesse est déjà souvent plus proche de 30 ou 40 km/h. D’autres petites villes l’ont fait : à notre tour !
En passant de 50 km/h à 30 km/h :
• On divise le bruit de la circulation par 2.
• On divise le risque d’accident mortel par 5.
• Un trajet de 3 minutes dure 3 minutes 20 secondes
(soit seulement 10 % de plus).
La commune de Melle s’est dotée d’un schéma cyclable. Il s’agit d’un plan qui définit les voies pour lesquelles les travaux futurs devront intégrer des aménagements cyclables et garantit leur cohérence dans le temps.
Voici son déploiement à l’échelle de la commune entière. La Coulée douce et la Vél’idéale en constituent l’armature principale. Il ne s’agit pas de créer systématiquement des pistes cyclables, c’est-à-dire une voie spécifique très coûteuse pour chaque kilomètre. Cela ne concernera que quelques tronçons actuellement problématiques. En effet, de nombreuses rues ou voies rurales de la commune ont un trafic faible et une vitesse modérée qui ne justifie pas de lourds investissements. Quelques marquages au sol, un peu de signalisation et de panneaux de direction suffiront alors. C’est pourquoi les itinéraires cyclables évitent quand c’est possible les axes routiers les plus fréquentés. Bien entendu, les cyclistes resteront libres de circuler sur toutes les voies.
La commune va bénéficier de fonds de l’ADEME « AVELO 3 », qui vont permettre de lancer d’autres actions pour inciter à prendre son vélo à Melle. Cette subvention concernera des actions complémentaires :
- L’achat d’arceaux de stationnement supplémentaires : si les arceaux installés depuis 2020 sont appréciés, certains cyclistes ont signalé des manques à certains endroits.
- Le groupe mobilité réfléchit aussi à l’organisation d’événements en faveur du vélo.
- La commune va s’équiper de 15 vélos à assistance électrique pour proposer aux Mellois la location longue durée. Avant d’acquérir ce genre de vélo, le tester sur ses trajets quotidiens, par exemple 2 mois, permet de se faire une idée précise. Un trajet de 5 km dure à peine 15 minutes, même avec du relief.
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La hiérarchisation du réseau des voieries fixe « un cap » permettant de faciliter la cohérence entre la politique des déplacements, la programmation urbaine et l’aménagement des voies.
Pour organiser au mieux les mobilités sur un territoire, apaiser les vitesses de circulation, permettre une vraie cohabitation
des différents moyens de déplacement, il est nécessaire de définir la fonction de chaque voie.
Elles se répartissent en deux grandes familles :
I. les voiries principales qui maillent le territoire, assurent la « distribution » des échanges entre les principales polarités intérieures ou extérieures à la commune,
II. les voiries secondaires ou tertiaires qui assurent la desserte locale.
On peut distinguer plusieurs niveaux de voiries principales :
I.a. les voiries principales d’intérêt national qui constituent des liaisons structurantes à l’échelle nationale et/ou régionale (en noir sur la carte),
I.b. les voiries principales d’intérêt départemental ou d’agglomération qui constituent des axes de liaisons entre les principales polarités du département (en rouge sur la carte),
I.c. les voiries principales d’intérêt local qui structurent les échanges à l’intérieur de la com- mune et avec les communes limitrophes (en bleu sur la carte).
Toutes les autres voies (non représentées en noir, rouge ou bleu sur le plan) sont des voiries secon- daires ou tertiaires destinées à assurer la desserte ou l’accès à un quartier ou à une zone d’activités. Les plans ci-contre montrent l’évolution souhaitée de cette hiérarchie. Nous avons désormais entre nos mains un outil d’aide à la décision pour gérer les évolutions de nos voiries et fixer des priorités, un outil pour formaliser un plan de circulation simple, lisible et modulable, un outil pour mettre en œuvre une nouvelle signalétique plus sobre. Ces choix ont été fortement inspirés par la nécessaire « tranquillité » des quartiers résidentiels qui dépend largement des flux parfois trop importants des voiries principales qui les encadrent. Il s’agit donc, avec cette nouvelle hiérarchie, d’éviter les reports de trafic parasite sur le réseau secondaire et dans les quartiers.

